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Le conseil de l'apostolat des Laïcs catholiques du Congo (calcc)/Kinshasa donne les consignes et invite les chrétiens kinois à répondre massivement à ce rendez-vous
historique.
Les chrétiens catholiques de la Rdc refusent d'entériner les résultats des élections présidentielle et législative du 28 novembre 2011 donnant la victoire à Joseph
Kabila et à sa majorité actuelle. C'est pourquoi le Conseil de l'apostolat des Laïcs catholiques du Congo (calcc) tient à organiser jeudi 16 février 2012 une marche pacifique à travers le pays
pour exiger la vérité des urnes sur les élections du 28 novembre 2011.
Les résultats des élections présidentielle et législative publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et le verdict de la Cour suprême de
Justice (csj) n'ayant pas été conformés ni à la vérité ni à la justice, nous appelons tout le peuple congolais à manifester pacifiquement ce jeudi 16 février 2012 à partir de 10 heures pour
exprimer notre rejet des résultats des élections du 28 novembre 2011 et exiger la démission du bureau de la Ceni “, calme le Calcc. La marche pacifique des chrétiens catholiques de ce jeudi 16
février 2012 se veut une manifestation sans connotation politique pour l'Eglise catholique romaine de la RDC pour exiger la vérité sur les élections contrairement aux résultats contestés de Ngoy
Mulunda qui ne reflètent pas la réalité des urnes. C'est dans ce cadre que les responsables du CALCC ont donné des consignes à suivre en appelant les chrétiens catholiques qui prendront part à la
manifestation pacifique de ne pas hisser les drapeaux des partis politiques et à s'abstenir des provocations à l'endroit de la police et des agents de l'ordre du pouvoir en place.
La manifestation pacifique de ce jeudi 16 février 2012 sera une démonstration de l'Eglise catholique romaine de la RDC vingt ans après la marche des chrétiens
réprimée dans le sang par le pouvoir de Mobutu, alors qu'ils exigeaient la réouverture de la Conférence nationale souveraine (CNS). Le pouvoir actuel qui s'illustre aussi par un mobutisme en
réprimant dans le sang des manifestations pacifiques de l'opposition est mis devant ses responsabilités pour ne vivre les événements tragiques qui se sont passés en Guinée Conakry où les
militaires fidèles à Dadis Camara ont chargé brutalement les opposants dans un stade à Conakry, faisant plusieurs morts.
La tenue de la CNS, sa fermeture arbitraire par Mobutu et sa réouverture ont marqué un tournant décisif dans l'engagement du peuple congolais pour la construction
d'une nouvelle société fondée sur des valeurs démocratiques de vérité, justice et de paix. La marche des chrétiens du 16 février 1992 reste gravée dans la mémoire des Congolais. Plusieurs d'entre
eux ont versé leur sang pour la réouverture de la CNS fermée avec force par Mobutu. Aujourd'hui dans leur démarche, les catholiques disent non au hold-up électoral et exigent la vérité des urnes.
Vingt ans après les massacres des chrétiens, les fidèles catholiques ne comptent pas baisser les bras, et veulent porter plus haut la flamme de la vérité et de la justice pour exiger la vérité
des urnes.
Comme l'attestent certaines missions d'observations électorales, les élections du 28 novembre 2011 ont été entachées de graves irrégularités qui remettent en cause
la crédibilité des résultats de ces scrutins.
L'Eglise catholique romaine de la RDC est une des structures religieuses qui a haussé le ton contrairement à d'autres congrégations pour exiger la vérité des urnes.
Lors de leur déclaration faite à Kinshasa, au terme d'une réunion du comité permanant des évêques du Congo pour donner leur position sur le processus électoral en cours surtout avec la
publication des résultats de la présidentielle par la Ceni qui a plongé le pays dans une crise post électorale aigue, les évêques ont remis en cause le travail de la Ceni.
« L'On ne construit pas un Etat de droit dans la tricherie, le mensonge et la terreur, la militarisation et des atteintes flagrantes à la liberté d'expression “,
déclaraient les évêques.
Gare à l'infiltration
Chaque fois qu'il y a une manifestation anti pouvoir organisée à Kinshasa ou à l'intérieur du pays, le pouvoir en place recourt aux sportifs et autres marginaux
pour s'attaquer à d'autres congolais. Certes, les mauvaises stratèges du régime peuvent exhumer ces vielles pratiques pour recourir aux kuluna afin de semer la terreur pour que la responsabilité
incombe à l'organisateur de cette marche pacifique qui est le conseil de l'apostolat des Laïcs catholiques du Congo (calcc). La police qui est censée contrôler le mouvement de la foule dans toute
manifestation doit faire preuve de professionnalisme et ne pas recourir à la violence.
Gare donc aux infiltrés car, cette manifestation pacifique des chrétiens catholiques de la RDC est l'occasion de s'exprimer pour exiger la démission de la Ceni,
dire non au hold-up électoral et rejeter les résultats des élections de triste mémoire du 28 novembre 2011. Il appartient donc aux autorités ayant la sécurité dans leurs attributions de prendre
des dispositions adéquates pour encadrer cette marche pacifique des chrétiens catholiques à travers le pays.
GODE KALONJI MUKENDI
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